Joyeux anniversaire Môman!

Pour mon artiste de Môman, pour fêter sa nouvelle dizaine, il lui fallait au moins un cadeau fait-main et au moins un cadeau faisant référence à l’artistique… J’ai trouvé ces deux critères dans un seul et même patron: « Nana by Niki de Saint Phalle »

Ce patron est super clair, super réaliste (la précision des articulations, des volumes), bref un régal à faire. Et pourtant enchaîner les mailles serrées, ce n’est pas ma passion à la base. Il n’y a qu’à la fin où je n’ai pas réussi le modèle de soutien gorge avec un coeur dessus, du coup j’ai fait 2 spirales à la place. Crochet 3 ou 3.5mm (mémoire de poisson rouge, quand tu nous tiens…) et laines du stock…

Donc, en quelques soirées, voilà ma version d’une Nana de Niki de Saint Phalle; et qui de plus fait référence à une exposition que nous étions allées voir ensemble il y a plusieurs années.

 JOYEUX ANNIVERSAIRE MA MAMOUNETTE!!

Elle a l’air contente la Mamounette :)

« L’Odyssée » de Jérôme Salle

Ce film, je voulais absolument le voir au ciné. ça renvoie à l’enfance, aux  après-midis à regarder les documentaires de Cousteau avec mon papa d’amour. ça parle de la mer, de la nature, ça me touche forcément. Pis avec Lambert Wilson, Pierre Niney et Audrey Tautou au casting, on sait qu’on passera un bon moment.

Synopsis Allociné:
1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier. 

Cousteau, déjà, c’est un bonhomme: inventeur, créatif, visionnaire, décidé… C’est un tourbillon d’actions!
Cependant ça le tient dans son monde à lui, l’éloignant de ses enfants en premier, mis en pension pour lui permettre, à lui et sa femme, de sillonner le monde au bord de leur bateau, fraîchement acheté et rénové.
Cette séparation sera le terreau d’une relation d’admiration / détestation entre Philippe, son second fils, et ce père si emblématique, si fort, si reconnu. Difficile de faire sa placeauprès d’un père si imposant quand on un caractère fort comme Philippe. Le frère aîné, plus malléable, semble se contenter de la place qu’on lui donne au sein de la communauté Cousteau, après avoir essayé une école d’architecture.
La relation conjugale « prend l’eau » (c’est d’actualité) avec la notoriété grandissante: les aventures sont tentantes, ce qui pousse Simone à aller vivre sur le bateau à temps complet et mener sa troupe de « bonhommes » (marins et plongeurs) pour oublier sa jalousie.
Le film part sur la relation père – fils, Jacques-Yves / Philippe, une sorte de « je t’aime, moi non plus », une relation faite de hauts, de bas, d’amour commun de la mer, sans en avoir la même vision: le père veut l’exploiter, la découvrir toujours plus loin, la montrer, le fils veut la filmer (quitte à prendre des risques, la scène avec les requins brrrrr), puis il comprendra qu’elle est fragile et qu’il devient urgent de la protéger. Un ultime voyage vers l’Antarctique en famille les poussera à se rapprocher, à enfin se comprendre, et décidera Jacques-Yves à utiliser sa notoriété afin de donner corps au combat de son fils, l’écologie.
Un tragique accident d’avion mettra fin à la vie de Philippe #SortezVosMouchoirs.

C’était passionnant, instructif (j’ignorais que Cousteau avait fait signer un moratoire en 1991 pour interdire l’exploitation des ressources de l’Antarctique jusqu’en 2048, et que ce moratoire était en difficulté actuellement, car certains pays en demande son annulation), les scènes sous l’eau sont forcément prenantes, celles sous les glaces magnifiques! On y voit bien le déclin de la faune au fil des ans…
Le film rappelle la fragilité de la mer et la nécessité de la protéger.

Lambert Wilson est parfait (comme toujours), la peau burinée par le soleil, même si là il ne charme pas comme d’habitude: son personnage est dur, égocentrique…
Pierre Niney est super touchant, les relations père-fils ne sont jamais faciles, même dans les familles emblématiques. Un archi bon point pour la barbe, j’adore :)

Bref, c’est un film à voir absolument, pour se remémorer des souvenirs qui restent terriblement d’actualité!

Et vous, vous l’avez vu? Vous avez aimé?

Faire du neuf avec du vieux…

Je vis ces vacances scolaires comme un retour aux sources merveilleux: j’ai ENFIN le courage de faire plein de choses!

Depuis Septembre j’avais fait 1 bonnet en 7 semaines, ce qui est très loin de ma productivité habituelle :)
Là en 15 jours, j’ai fait 3 bonnets, repeindre un meuble, lire 1 livre et faire 2 pulls d’anciens pulls youhouuuuuuuuu!

En fouinant dans mon bord… armoire de vêtements, je suis tombé sur ce pull que j’avais fait il y a un peu plus d’un an mais pas porté plus que ça because la fente dans le dos, c’est graphique mais pour une frileuse comme moi, c’est pas top moumoute! Pourtant le reste du pull tient bien chaud.
Je l’ai donc détricoté jusqu’au l’ouverture et ai repris les mailles et ai complété le bas, tout droit, jusqu’à expiration d’un nouvel écheveau de chez Môman. Une petite déco au crochet pour un effet dentelle (j’ai envie de dentelle en ce moment, cherchez pas)(nan, je ne suis pas enceinte)

AVANT:

APRES:

Et le deuxième pull, je crois que je ne vous l’ai même pas montré. En fait à la base c’était pas un pull, je voulais un espèce de couvre-bras avec un début de torse pour réchauffer les tops de mi-saison. J’avais du partir sur un base de modèle de « Sista Pôwa » de Palaluna, qui est juste le seul modèle de pull à avoir dans sa tricothèque tellement il est bien fait, il tombe bien, il est customisable à loisir, bref, LE basique à avoir et maîtriser absolument!

J’avais fait une forme arrondie et plus longue dans le dos (frileuse un jour, frileuse toujours…). Mais jamais mis car il serrait un peu au dessus de la poitrine, un peu trop tendu dans le dos aussi: on détricote les derniers rangs que j’augmente deci delà, je rallonge le tout avec un écheveau de Môman (« fournisseuse » officielle en Miliezebomberie!), dans les mêmes tons de jaune et que j’avais déjà utilisé pour les manches. Je ne me souvenais plus de la taille d’aiguille utilisée (pensez donc, y’a un an de ça, je me souviens déjà plus de ce que j’ai pris au petit déj’ ce matin…), donc je suis partie sur du 9 mm et tricote ma poule jusqu’à la fin de l’écheveau. Ensuite une envie de pans est venue, un écheveau bleu d’un côté (merci qui? Merci Môman), un crochet 7 mm de l’autre et c’est parti pour des brides par centaine. Ensuite (oui, je ne m’arrêtais plus!) un autre pan dans les tons de jaune pour rester dans l’harmonie originielle, qui sera ensuite cousu en décalé sous le pan bleu, maille à maille… Une petite déco au crochet, effet dentelle (j’ai envie de dentelle en ce moment, cherchez pas)(nan, je ne suis pas enceinte)(je l’ai déjà dit?!)


 Et voilà, un nouveau pull pour cet hiver! Youpi!!

Pour Charlounet Le Picard

Charles est un sympathique monsieur que j’ai découvert via un groupe de passionnés de Nature sur Facebook. Et en discutant de choses et d’autres, v’là t’y pas qu’on découvre qu’il habite dans la ville qui m’a vue naître et vivre durant 20 ans! C’était rigolo!

Du coup, de temps en temps, il m’envoie des photos ou vidéos de cette ville que je revois avec plaisir et parfois nostalgie.

Je lui avais proposé (pourquoi-comment, je ne sais plus) de lui faire un bonnet car il vélote pas mal, jardine pas mal, est souvent dehors donc un bonnet pour la rigueur du temps picard s’impose!!

Il voulait du marron-violet-rouge. J’avais plus des deux dernières couleurs que de la première (surprising, isn’t it?) donc j’ai improvisé avec ce que j’avais sous la main, et un crochet 5.5mm!

Charles ayant la tête un poil plus grosse que la mienne, le résultat ne sera pas le même sur lui, j’ai hâte de voir!

Bon j’ai réussi à lui faire une bordure et un bébé I-cord sur le dessus en marron, pas mal hein!

« Riquet à la houppe » d’Amélie Nothomb

A quoi reconnaît-on un grand amour? C’est quand votre mari, ayant un bon d’achat arrivant à expiration, vous achète votre bonheur littéraire annuel au lieu de se pendre un quelque chose pour lui :)

Me voilà donc en possession de mon bonheur du mois d’Août, que je n’ai lu que récemment (j »étais en pleine saga des « Enfants de la terre » et je ne sais pas lire plusieurs livres en même temps), youpi!

Un régal, comme à son habitude! Je rentre dans tout ses romans comme on revient en pèlerinage dans un lieu qu’on connaît et qu’on redécouvre avec plaisir à chaque fois: cet humour, ces pensées qui peuvent sembler saugrenues, cette joie de découvrir les nouveaux prénoms des personnages (Eunide, Déodat, Trémière… Mais pourquoi n’ai-je pas appelé mes enfants comme ça :D )
Bref, l’univers d’Amélie Nothomb j’adhère complètement.

C’est une histoire d’amour entre un garçon laid au possible dès sa naissance mais doué d’esprit et une jeune fille terriblement belle mais dépourvue d’interactions humaines car très détachée de tout ce qui l’entoure, ce qui peut passer pour de la stupidité. On suit les personnages de leur naissance à leur rencontre, dans différents chapitres qui s’alternent, un coup Déodat, un coup Trémière.

On risque de passer son temps à plus regarder les oiseaux à la fin de cette lecture, je vous laisser lire pour savoir pourquoi…

Et vous, vous l’avez lu? Vous avez aimé?