« Riquet à la houppe » d’Amélie Nothomb

A quoi reconnaît-on un grand amour? C’est quand votre mari, ayant un bon d’achat arrivant à expiration, vous achète votre bonheur littéraire annuel au lieu de se pendre un quelque chose pour lui :)

Me voilà donc en possession de mon bonheur du mois d’Août, que je n’ai lu que récemment (j »étais en pleine saga des « Enfants de la terre » et je ne sais pas lire plusieurs livres en même temps), youpi!

Un régal, comme à son habitude! Je rentre dans tout ses romans comme on revient en pèlerinage dans un lieu qu’on connaît et qu’on redécouvre avec plaisir à chaque fois: cet humour, ces pensées qui peuvent sembler saugrenues, cette joie de découvrir les nouveaux prénoms des personnages (Eunide, Déodat, Trémière… Mais pourquoi n’ai-je pas appelé mes enfants comme ça :D )
Bref, l’univers d’Amélie Nothomb j’adhère complètement.

C’est une histoire d’amour entre un garçon laid au possible dès sa naissance mais doué d’esprit et une jeune fille terriblement belle mais dépourvue d’interactions humaines car très détachée de tout ce qui l’entoure, ce qui peut passer pour de la stupidité. On suit les personnages de leur naissance à leur rencontre, dans différents chapitres qui s’alternent, un coup Déodat, un coup Trémière.

On risque de passer son temps à plus regarder les oiseaux à la fin de cette lecture, je vous laisser lire pour savoir pourquoi…

Et vous, vous l’avez lu? Vous avez aimé?

« Les enfants de la terre » de Jean M. Auel

Au début du printemps, nous dissertions de nos lectures du moment avec nos amis David et Stéphanie. Stéphanie me parle de cette saga que sa mère a lue, et puis qu’elle a lue ensuite, et puis que David a commencée, elle commence à m’en faire un résumé un peu trop détaillé… David la coupe et assène un « Dis-lui qu’ils baisent toutes les 3 pages et là ça va l’intéresser!« 

BAH VOILAAAAAAAAAAAAA :) :) :)

Voilà un ami qui me connaît bien! Me v’là donc partie de chez eux avec sous l’bras les 5 premiers tomes de la saga  que je n’ai commencée que cet été. Mais une fois plongée dedans difficile d’en sortir: c’est prenant! Super instructif, super trop long au niveau des descriptions de paysages (tout ce que je déteste) mais la période choisie est intéressante (la Préhistoire), les personnages sont captivants, vivent des aventures magnifiques, bref du bonheur, les premiers tomes sont avalés en 3/4 jours, chacun faisant minimum 500 pages. Minimum. Parfois le double.

Résumé: 

Les Enfants de la Terre (en anglais : Earth’s Children) est une série romanesque en six volumes de Jean M. Auel, qui met en scène la vie quotidienne des êtres humains durant la Préhistoire. Elle a été publiée entre 1980 et 2011.

L’action se déroule sur le continent européen, 30 000 ans avant notre ère, au cours de la dernière période glaciaire. L’Homo sapiens cohabite avec l’homme de Néandertal et la fiction est donc une contraction entre la fin du Moustérien, l’Aurignacien et le début du Gravettien. Elle met en scène Ayla, une jeune Homo sapiens élevée par des néandertaliens, qui fait preuve à la fois d’ingéniosité, de tolérance et de soif de vivre.

Ayla est un personnage qui rassemble toutes les qualités: courageuse, intelligente, débrouillarde, experte en soins, en connaissance des plantes, langues (pour tous les usages ;) ), ayant introduit les débuts du dressage de chevaux, empathique, à l’écoute, bien sûr belle et musclée. Jondalar, son compagnon, n’est pas en reste: sublime, expert dans l’art de la taille de silex et des plaisirs de l’amour, élevé dans une famille de chef…
On sent que l’auteur s’est énormément renseigné sur cette période et les modes de vie des différentes races d’hommes en présence à cette époque. Découvrir comment ils vivaient, l’ingéniosité dont ils faisaient preuve dans plein de domaines est fascinant, on se sent bien petit à côté…

Avec la reprise du travail en Septembre mon rythme de lecture a considérablement chuté pour cause d’endormissement sur le livre ou la liseuse au bout de 3 pages… Je n’ai malheureusement pas réussi à terminer le dernier tome qui se perd en descriptions à n’en plus finir, il y a moins d’action, bref je m’ennuyais…

Je vous recommande cependant cette saga fascinante et instructive.

Et vous, vous l’avez lue? Qu’en avez-vous pensé?

Et pour info, ça ne commence à baiser qu’à partir du tome 2 ;)

« Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin

A une Ricoré près, j’étais heureuse :)

Isabelle avait conseillé ce livre sur Facebook, du coup je lui avais écrit qu’à l’occasion il faudrait que je le lisasse (cherche pas, ça n’existe pas, mais ça fait genre je maîtrise le plus-que-subjonctif-imparfait-de-sa-mère). Et il y’a quelques jours, qu’est-ce que je reçois dans ma BAL? Hein? J’te l’donne en mille Emile: le livre en question!
Sacrée Isa!

Résumé:  » Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. «  

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. 
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper… 

Je n’avais aucune idée de ce dont ça parlait, je ne m’étais pas renseignée, et dès les premières pages: les larmes…Pfiou…

On se prend vite à cette histoire, le style est efficace comme j’aime, et on suit l’héroïne dans sa descente, avant de remonter la pente grâce (ou à cause) d’un voisin exécrable irlandais. C’est touchant, drôle, et retouchant car à la fin: re les larmes :) Je suis bon public généralement, moi s’il faut pleurer: je pleure ^^

C’est un chouette petit livre qui se lit rapidement, suffisamment sensible pour ne pas laisser indifférent, suffisamment cocasse pour passer un bon moment malgré le thème abordé. Bref, il a tout bon, je vous le recommande!

Et vous, vous l’avez lu? Qu’en avez-vous pensé?

Lectures du moment…

Voilà le thème du moment de ma dealeuse de livres préférée, Laure.

Alooooooooooors.

« Appeler une chatte…mots et plaisirs du sexe »

Au début je pensais que ça serait un livre un peu rigolo sur le sujet, et finalement il s’est révélé être un peu plus profond (quel mot mal choisi pour ce thème krkkrkr) et détaille la vision féministe de Florence Montreynaud. C’était très intéressant, même si certaines études détaillées m’ont paru un peu capillo-tracté… Le syndrome de « quand je suis enceinte, je ne vois que des femmes enceintes partout » passé au filtre « féministe » :)
Mais le sujet (le féminisme) m’intéresse de plus en plus, en étant maman d’une fille et de deux garçons a éduquer au respect des filles, ça me touche.
Bref, ce petit livre m’a passionnée et je vous le recommande!

« Ceci est mon sexe »

Bah là. Déception. Laure m’en avait dit grand bien. Mais je n’ai pas accroché à l’ambiance de plus en gore et glauque de l’auteur, une surenchère dans des situations de plus en plus sinistres, avec du sexe pas forcément justifié, du sexe de voyeurisme, de film X, pas du sexe très intéressant. Je ne connais pas l’auteur et je ne sais pas quel est son public habituellement, mais là je ne me suis pas sentie à ma place. Et pourtant tout ce qui touche au sexe me passionne en général ;)
L’histoire est celle de Trixie-Rose qui va se révéler être une femme fontaine et qui va soigner les gens via sa « rosée »… dès qu’on la touche un miracle se produit, ce qui va faire tourner la tête à certains…
Bon, bof.

Sinon, toujours sur le même thème de l’amour et du féminisme, j’ai vu ce très joli film « LA BELLE SAISON »

Afficher l'image d'origine

J’ai adoré! Les actrices sont magnifiques et j’ai trouvé Izaïa Higelin très juste dans son interprétation de cette jeune lesbienne qui doit vivre sa vie en campagne, tenir la ferme familiale et cacher ses penchants amoureux. Cécile de France est toujours très agréable et convaincante, ici dans le rôle d’une activiste féministe hétéro qui va tomber sous le charme de cette jeune provinciale montée à Paris.

Et vous, vous avez lu un de ces livres? Vu ce film? Qu’en avez-vous pensé?

« le choeur des femmes » de Martin Winckler

Ma dealeuse de livres,Laure, m’a conseillé ce pavé.

Résumé:

Revue de presse

Roman de formation, Le Chœur des femmes raconte l’histoire d’un jeune médecin modelé par la faculté et par sa spécialité d’élection, et qui doit brusquement réviser ses préjugés devant une réalité qui lui avait échappé jusqu’ici : ce ne sont pas ses maîtres qui lui apprendront son métier, mais les patientes.

 

Présentation de l’éditeur

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de  » Médecine de La Femme « , dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre. 

Les premières pages ont été très difficiles à lire pour moi, tellement le personnage principal féminin est d’une suffisance, d’une intolérance, d’un manque d’empathie envers ses semblables que j’exècre… Je l’ai dit à Laure qui m’a conseillé de continuer, « laisse venir…« . Bon. J’ai bien fait de continuer.
On découvre un monde de soignants d’une attention totale envers les patientes, d’une patience, d’une compréhension, le jugement n’a pas sa place dans la salle de consultation, seul le bien-être de la patiente compte,  on décrypte ses véritables besoins à travers une histoire apparemment anodine, on relève les détails qui sont des indices pour un diagnostic, on laisse parler le corps des femmes, et ensemble, leur « choeur ». Et c’est ce que le Dr Karma va apprendre petit à petit à son interne forcée… Changer sa vision sur les patientes et l’aider à régler le moment venu un problème personnel. On aimerait toutes être dans les  fichiers d’un tel gynécologue, qui n’hésite pas à braver tout ce qu’on lui a appris pour se mettre au service du bien-être des patientes: changement de la position d’auscultation moins humiliante que celle qu’on connait toutes, la non-utilisation d’une pince douloureuse pour la mise en place des DIU.
Et l’auteur ayant réalisé des études de médecine, on sent que le sujet est maîtrisé. Et venant d’un homme, une telle écoute, une attention à ce qu’on peut ressentir est un bonheur à lire. A mettre dans toutes les mains des services médicaux, pas seulement les gynécos!

Bref, passé les premières pages, ce roman se dévore tout seul, je vous le recommande!

Et vous, vous l’avez lu? Vous avez aimé?