« Sous le même toit » de Dominique Farrugia

Sous le même toit : Affiche

Vu hier après-midi celui-là, tout récent!

Synopsis Allociné:
Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu’il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée…

Je suis Dominique Farrugia et Louise Bourgoin sur Instagram, donc cela faisait plusieurs mois que je voyais passer des photos du tournage et donc j’avais naturellement envie de voir ce que ce film allait donner, vu qu’il rassemblait plein d’acteurs que j’aime.
Je n’ai pas été déçue! L’histoire est « triste » (la fin d’un couple, le désespoir d’un homme seul, sans emploi, sans vrais amis pour l’accueillir et le dépanner quand il est mis à la porte par sa femme), mais vu par l’oeil facétieux de Dominique Farrugia (bravo pour la scène clin d’oeil du super-héros ^^), ça donne une comédie aux dialogues coup de poing, j’ai trouvé Gilles Lellouche drôlissisme au possible (et qui mérite un arrêt sur image sur son joli fessier ^^), Louise Bourgoin magnétique comme à son habitude (belle, drôle, ironique, touchante), Julien Boisselier parfait en presque-amant tout timide, Manu Payet crédible en ami pour qui « sa vie sexuelle passe avant son amitié » avec Yvan (joué par Gilles Lellouche). Bref, un chouette casting qui fonctionne bien!
On rit souvent, en sortant du cinéma j’avais un grand sourire en repassant les scènes dans ma tête, ça fait du bien!

Je vous laisse la bande-annonce, dès fois que vous souhaiteriez le voir ce week-end…

« Un sac de billes » de Christian Duguay

Un Sac De Billes : Affiche

Vu depuis plusieurs semaines mais je n’avais pas encore fait d’article dessus.
Très beau film, très poignant comme tout ce qui a pu se passer durant cette période de la seconde guerre mondiale. Chaque histoire particulière pourrait faire l’histoire d’un film.

Synopsis Allociné:
Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau. 

Le plus jeune frère, joué par Dorian Le Clech, est super touchant, on voit toute l’innocence de l’enfance confrontée à la barbarie de la guerre. L’une des premières scènes m’a fait pleurer quand le père, joué par Patrick Bruel, apprend à son fils à mentir pour ne pas révéler qu’il est juif malgré de tonitruantes gifles qu’il lui administre. ça tord l’estomac de voir ça.
J’avoue je n’ai pas lu « un sac de billes » de Joseph Joffo, donc j’ai découvert l’histoire sur grand écran.
« Encore un film de guerre »… Je trouve que chaque témoignage de cette période reste indispensable car de génération en génération on oublie ce qu’il s’est passé, pour mes enfants la guerre reste quelque chose d’abstrait alors que j’ai le récit des mes grands-parents sur le sujet, j’ai leur ressenti, un témoignage écrit sur la guerre d’Algérie, bref ça a touché des gens de ma famille concrètement. Et l’ambiance internationale actuelle amène des questions pas très joyeuses…
Cette famille qui se sépare pour mieux se sauver, ces enfants si jeunes livrés à eux-mêmes sur les routes, s’entraidant comme ils peuvent avec leurs petits muscles et cet amour fraternel qui ne s’exprime qu’à coup de moqueries réciproques, travaillant très vite pour survivre, parfois même pour des gens qui ne les supporteraient pas s’ils savaient qui ils étaient vraiment (Bernard Campan en libraire antisémite), rencontrant des anges sur le chemin qui les sauvent au péril de leur vie (Christian Clavier, médecin – Kev Adams)… : à la sortie de la séance, une bonne partie de la salle avait les larmes aux yeux.

Un beau film sensible et touchant, et de beaux acteurs à qui je souhaite une longue carrière: Dorian Le Clech et Batyste Fleurial.

Et vous, vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

« L’Odyssée » de Jérôme Salle

Ce film, je voulais absolument le voir au ciné. ça renvoie à l’enfance, aux  après-midis à regarder les documentaires de Cousteau avec mon papa d’amour. ça parle de la mer, de la nature, ça me touche forcément. Pis avec Lambert Wilson, Pierre Niney et Audrey Tautou au casting, on sait qu’on passera un bon moment.

Synopsis Allociné:
1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier. 

Cousteau, déjà, c’est un bonhomme: inventeur, créatif, visionnaire, décidé… C’est un tourbillon d’actions!
Cependant ça le tient dans son monde à lui, l’éloignant de ses enfants en premier, mis en pension pour lui permettre, à lui et sa femme, de sillonner le monde au bord de leur bateau, fraîchement acheté et rénové.
Cette séparation sera le terreau d’une relation d’admiration / détestation entre Philippe, son second fils, et ce père si emblématique, si fort, si reconnu. Difficile de faire sa placeauprès d’un père si imposant quand on un caractère fort comme Philippe. Le frère aîné, plus malléable, semble se contenter de la place qu’on lui donne au sein de la communauté Cousteau, après avoir essayé une école d’architecture.
La relation conjugale « prend l’eau » (c’est d’actualité) avec la notoriété grandissante: les aventures sont tentantes, ce qui pousse Simone à aller vivre sur le bateau à temps complet et mener sa troupe de « bonhommes » (marins et plongeurs) pour oublier sa jalousie.
Le film part sur la relation père – fils, Jacques-Yves / Philippe, une sorte de « je t’aime, moi non plus », une relation faite de hauts, de bas, d’amour commun de la mer, sans en avoir la même vision: le père veut l’exploiter, la découvrir toujours plus loin, la montrer, le fils veut la filmer (quitte à prendre des risques, la scène avec les requins brrrrr), puis il comprendra qu’elle est fragile et qu’il devient urgent de la protéger. Un ultime voyage vers l’Antarctique en famille les poussera à se rapprocher, à enfin se comprendre, et décidera Jacques-Yves à utiliser sa notoriété afin de donner corps au combat de son fils, l’écologie.
Un tragique accident d’avion mettra fin à la vie de Philippe #SortezVosMouchoirs.

C’était passionnant, instructif (j’ignorais que Cousteau avait fait signer un moratoire en 1991 pour interdire l’exploitation des ressources de l’Antarctique jusqu’en 2048, et que ce moratoire était en difficulté actuellement, car certains pays en demande son annulation), les scènes sous l’eau sont forcément prenantes, celles sous les glaces magnifiques! On y voit bien le déclin de la faune au fil des ans…
Le film rappelle la fragilité de la mer et la nécessité de la protéger.

Lambert Wilson est parfait (comme toujours), la peau burinée par le soleil, même si là il ne charme pas comme d’habitude: son personnage est dur, égocentrique…
Pierre Niney est super touchant, les relations père-fils ne sont jamais faciles, même dans les familles emblématiques. Un archi bon point pour la barbe, j’adore :)

Bref, c’est un film à voir absolument, pour se remémorer des souvenirs qui restent terriblement d’actualité!

Et vous, vous l’avez vu? Vous avez aimé?

« l’économie du couple »

L'Economie du couple : Affiche

Le titre du film m’a interpellée…
« Avec un titre pareil, c’est au moins un film français non? » m’a demandé l’Ours quand je lui ai dit que je voulais aller le voir.
« C’est au moins un film français, muet, et en noir et blanc? » m’a demandé Xavier, l’artiste métallurgique.
(nota bene: les hommes sont très ouverts sur le cinéma français et pas du tout emplis de clichés ^^)

M’en fiche, je vais le voir, parce que pour moi le couple c’est un grand mystère et que le sujet m’intéresse!! Hophophop, à Sérinéma, mon petit cinéma itinérant de village, bien accompagnée par Céline, notre bibliothécaire de village et grande amatrice de ciné aussi.

Synopsis Allociné: Après 15 ans de vie commune, Marie et Boris se séparent. Or, c’est elle qui a acheté la maison dans laquelle ils vivent avec leurs deux enfants, mais c’est lui qui l’a entièrement rénovée. A présent, ils sont obligés d’y cohabiter, Boris n’ayant pas les moyens de se reloger. A l’heure des comptes, aucun des deux ne veut lâcher sur ce qu’il juge avoir apporté.

Contrairement au reste du public apparemment, moi j’ai beaucoup aimé! J’ai trouvé ça violent, dur. J’ai eu l’impression de comprendre et ressentir les émotions des protagonistes.
Il faut à Boris et Marie réussir à concilier vie professionnelle, cohabitation forcée, vie de famille (avec les règles imposées par Marie qui font grincer les dents à Boris), deux fillettes qui sont forcément angoissées et tristes de la tension ambiante, la mère de Marie qui s’immisce … Par dessus ça, les histoires d’argent qu’il faut gérer, partager équitablement: Marie a acheté la maison, mais Boris, architecte, y a réalisé tous les travaux et a mis l’appartement en valeur, a augmenté sa valeur.
La scène de la danse familiale était la plus touchante, j’ai complètement ressenti la perdition du couple qui se rapproche une dernière fois pour mieux se séparer… Une sensation de vécu sûrement.
Bon, OK, c’est pas un film pour faire la fête et rigoler, mais le cinéma c’est pour provoquer des émotions et moi je les ai ressenties.

Et vous, vous l’avez vu? Vous avez aimé?

Lectures du moment…

Voilà le thème du moment de ma dealeuse de livres préférée, Laure.

Alooooooooooors.

« Appeler une chatte…mots et plaisirs du sexe »

Au début je pensais que ça serait un livre un peu rigolo sur le sujet, et finalement il s’est révélé être un peu plus profond (quel mot mal choisi pour ce thème krkkrkr) et détaille la vision féministe de Florence Montreynaud. C’était très intéressant, même si certaines études détaillées m’ont paru un peu capillo-tracté… Le syndrome de « quand je suis enceinte, je ne vois que des femmes enceintes partout » passé au filtre « féministe » :)
Mais le sujet (le féminisme) m’intéresse de plus en plus, en étant maman d’une fille et de deux garçons a éduquer au respect des filles, ça me touche.
Bref, ce petit livre m’a passionnée et je vous le recommande!

« Ceci est mon sexe »

Bah là. Déception. Laure m’en avait dit grand bien. Mais je n’ai pas accroché à l’ambiance de plus en gore et glauque de l’auteur, une surenchère dans des situations de plus en plus sinistres, avec du sexe pas forcément justifié, du sexe de voyeurisme, de film X, pas du sexe très intéressant. Je ne connais pas l’auteur et je ne sais pas quel est son public habituellement, mais là je ne me suis pas sentie à ma place. Et pourtant tout ce qui touche au sexe me passionne en général ;)
L’histoire est celle de Trixie-Rose qui va se révéler être une femme fontaine et qui va soigner les gens via sa « rosée »… dès qu’on la touche un miracle se produit, ce qui va faire tourner la tête à certains…
Bon, bof.

Sinon, toujours sur le même thème de l’amour et du féminisme, j’ai vu ce très joli film « LA BELLE SAISON »

Afficher l'image d'origine

J’ai adoré! Les actrices sont magnifiques et j’ai trouvé Izaïa Higelin très juste dans son interprétation de cette jeune lesbienne qui doit vivre sa vie en campagne, tenir la ferme familiale et cacher ses penchants amoureux. Cécile de France est toujours très agréable et convaincante, ici dans le rôle d’une activiste féministe hétéro qui va tomber sous le charme de cette jeune provinciale montée à Paris.

Et vous, vous avez lu un de ces livres? Vu ce film? Qu’en avez-vous pensé?